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Les Fâcheux de Molière

Musique originale de Pierre Beauchamps

Jeudi 20 décembre 2018 à 19h45

Amphithéâtre Richelieu, Sorbonne
17 rue de la Sorbonne
75005 Paris

Direction artistique et scientifique : Mickaël Bouffard et Jean-Noël Laurenti
Direction artistique de la bande de violons : Matthieu Franchin

Éraste a rendez-vous avec celle qu’il aime, mais des importuns viennent constamment empêcher les amants de s’entretenir. C’est l’occasion pour Molière de brosser des portraits de personnages ridicules, sans gêne, prétentieux ou possédés par une obsession. La troupe de l’atelier Théâtre Molière Sorbonne présente ici la comédie des Fâcheux, créée par Molière à Vaux-le-Vicomte lors de la fête donnée à Louis XIV par le surintendant Fouquet en 1661. Cette comédie, qui comportait à l’origine des intermèdes de ballets entre les actes, sera agrémentée d’entractes musicaux conformément à la pratique en usage à l’époque pour toutes les pièces du répertoire parlé, avec la musique originale de Pierre Beauchamps.

Tarifs : 10€ / 5€ (étudiants, lycéens)
Réservations uniquement en ligne, avant le 19 décembre (pas de vente sur place) :
https://www.billetweb.fr/facheux

L’école Théâtre Molière Sorbonne
Une démarche archéologique pour une « interprétation historiquement informée »
Selon le principe qui a renouvelé l’interprétation de la musique ancienne, en retrouvant les techniques pour lesquelles elle a été composée, des recherches parallèles ont été menées depuis une quarantaine d’années pour retrouver le jeu du comédien des XVIIe et XVIIIe siècles. Le Théâtre Molière Sorbonne, fondé en septembre 2017 sous la direction de Georges Forestier, a pour but de contribuer à ces recherches tout en dispensant à ses étudiants une formation appropriée à ce type de démarche.

En matière de déclamation comme de geste, il convient d’affiner les approches (distinguer notamment les différents genres – nobles ou familiers –, les différents types de rôles, ainsi que les mutations au fil des périodes chronologiques), de croiser les diverses disciplines (linguistique, musique et musicologie, histoire culturelle, histoire de l’art, recherche archivistique, etc.) et de confronter la recherche documentaire avec la mise en pratique. Les développements récents de l’archéologie expérimentale sont également riches en enseignements méthodologiques.

Il convient par ailleurs de donner aux interprètes une formation corporelle qui se rapproche de celle des comédiens de l’époque. Nos acteurs reçoivent donc une initiation en technique vocale orientée vers le « chant baroque » et une initiation à la danse fondée sur les sources conservées.

Parallèlement au travail des comédiens, une bande de violons a également été constituée en vue de participer aux spectacles, pour assurer les entractes ou les intermèdes joués entre les actes des pièces de théâtre, comme cela se faisait au XVIIe siècle. Les musiciens s’appliquent ainsi à retrouver la technique du violon utilisée en France à l’époque de Lully : tenue basse du violon et tenue d’archet à la française, utilisation d’archets à hausse coincée, coups d’archets et ornementation d’après les sources historiques.

Comme pour la musique, le but de ce type d’« interprétation historiquement informée » n’est pas d’aboutir à une impossible « reconstitution », mais de proposer des spectacles aussi vivants et parlants qu’à leur création. La recherche est au service de la mise en spectacle.

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