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2006 – Concert à l’Opéra du Château de Versailles

Samedi 7 octobre 2006 à 20 h 30

Alcide ou le triomphe d’Hercule

Louis de Lully (1664-1734) – Marin Marais (1656-1728)
Tragédie lyrique (1693)

Livret de Jean Galbert de Campistron (1656-1723)

Fils du grand Lully, Louis de Lully – dont le talent fut longtemps contesté – s’associa au génial Marin Marais pour signer Alcide qui lança la carrière du violiste à l’Académie royale de Musique. Cette tragédie lyrique composée sur un livret de Campistron, fut créée le 3 février 1693, la même année que Didon de Desmarest et Médée de Charpentier. Le sujet, très sombre, relate les amours contrariées d’Hercule et de Déjanire. S’il est impossible de déterminer la part de chacun des auteurs, la force du style et la justesse de ton laissent penser que Marin Marais – déjà en pleine possession de son art – signa toutes les grandes pages de l’ouvrage. Alcide fut repris sous le titre de La Mort d’Hercule en 1705 et, en 1716, sous celui de La Mort d’Alcide. Il fut de nouveau représenté à Paris en 1744, voisinant alors avec les ouvrages de Rameau.

Les Paladins

Les Chantres du Centre de Musique Baroque de Versailles (Direction musicale : Olivier Schneebeli)
Direction : Jérôme Corréas
Aurélia Legay, Déjanire (dessus)
Salomé Haller, Iole (dessus)
Stéphanie Révidat, Aeglé (dessus)
Sophie Landy, L’Amour (dessus)
Brigitte Balleys, Thestilis (bas-dessus)
Paul Agnew, Alcide (haute-contre)
Nicolas Cavallier, Philoctète (basse-taille)
Mise en espace : Olivier Simonnet
Partition éditée par le CMBV
Enregistrement pour le label Pan Classics
Concert enregistré par France Musique

Centre de Musique Baroque de Versailles

Marin Marais

Le Centre de Musique Baroque de Versailles se tourne, en 2006, vers la figure célèbre de Marin Marais. Joueur de viole et compositeur, Marin Marais est né à Paris en 1656 et mort dans cette même ville en 1728. Fils d’un cordonnier, il entra comme enfant de chœur à Saint-Germain-l’Auxerrois. Il fut le disciple de Sainte-Colombe qui lui enseigna son instrument dans les années 1670, puis celui de Lully qui lui transmit son art de la composition. Reconnaissant, Marais dédia à ce dernier son premier livre de pièces pour la viole.

Marais servit à la Cour pendant quarante-six ans. Nommé « joueur de viole à la Chambre » en 1679, il ne se retira de la vie musicale qu’en 1725, l’année du mariage de Louis XV. Entre-temps, il fut également « batteur de mesure » à l’Académie royale de Musique, de 1695 à 1710. C’est durant cette période qu’il composa ses quatre opéras, qui furent joués avec un grand succès : Alcide ou Le Triomphe d’Hercule, Ariane & Bacchus, Alcyone et Sémélé.

Sous l’Ancien Régime, Marais fut considéré comme le maître incontestable de la viole, poursuivant l’essor que Sainte-Colombe avait donné à cet instrument devenu, sous le règne de Louis XIV, le soliste privilégié d’une musique raffinée et intimiste. La technique de Marais fut adoptée dans l’Europe entière, notamment par ses successeurs en France, Caix d’Hervelois et Antoine Forqueray. Le compositeur laissa une œuvre instrumentale imposante et résolument marquée par le style français du Grand Siècle : dix-huit pièces à deux violes, vingt et une à trois violes et près de six cents mouvements pour viole seule et basse continue.

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